Pompe à chaleur : les qualités

Lorsqu’on décide d’opter pour une pompe à chaleur, il est important de pouvoir évaluer la qualité d’une PAC. Comment ?


Le premier élément à regarder de près est le COP, acronyme de coefficient de performance. Ce chiffre, qui doit être le plus élevé possible, nous indique le nombre de kilowatt de chaleur produit par kilowatt d’énergie consommée par le compresseur de la pompe à chaleur. Attention, ce chiffre est donné par le fabricant, dans certaines conditions climatiques. Si la température du milieu dans lequel la pompe à chaleur puise l’énergie est inférieure à celle du test du fabricant, le COP sera inférieur.

C’est pourquoi il est recommandé d’installer une pompe à chaleur ayant un coefficient de performance d’au moins 3. Pour les systèmes réversibles, l’EER (coefficient d’efficacité frigorifique) est similaire au COP, mais dans le sens inverse (refroidissement).

Comment s’assurer que les mesures fournies par le fabricant sont conformes à la réalité? En vérifiant que le matériel est certifié Eurovent, cela garantit que le COP et l’EER sont exacts. La norme NF PAC garantit quant à elle le COP, la puissance thermique ainsi que le niveau de bruit des pompes à chaleur aérothermiques (de moins de 50 kilowatts). Enfin, le label Promotelec garantit que le matériel est conforme à un cahier des charges fixant un seuil de performances.

Mis à part ces critères de qualité, il faut aussi prendre en compte le type de pompe à chaleur choisi et la température moyenne du milieu dans lequel la PAC puise la chaleur. Par exemple, installer une PAC aérothermique, ayant même un COP de 5, serait inutile dans un climat aux hivers très rude, la pompe à chaleur ne pouvant produire de chaleur à plus de -10 degrés. Alors que pour une pompe à chaleur géothermique verticale, le rendement de la PAC est constante, car la température en profondeur est quasi constante.

Il faut aussi prendre en compte la consommation électrique annexes. Dans le COP, n’est pris en compte que la consommation du compresseur. Même s’il est le principal consommateur d’électricité, il n’est pas le seul ; les éléments annexes (ventilateurs, circulateurs, système de dégivrage etc.) consomment eux aussi.